Le carnaval des fêtes

 

   

Le carnaval des fêtes, nouvelles,
éd. Trois, Laval, 2003, 155 p.

 

 

«Treize à la douzaine». La «belle douzaine», c’est celle qui vient avec une pièce en surplus, comme le veut une coutume ancienne, pour évoquer l’abondance.
Treize nouvelles, autant de mises en scène ayant pour cadre Rio, Paris, Montréal et un ailleurs...
Voici le défilé de quelques-unes des fêtes païennes et religieuses qui émaillent nos ans. Au cours de ce voyage tout au long de l'année, on assiste, entre autres, à un naufrage, à un séjour dans un hôpital, au transport d'enfants pour adoption, à des rencontres avec un gourou, un aveugle, Victor Hugo, des morts et d’autres…(Résumé)
 


"Il craignait d'avoir signé un pacte avec le diable. Pour l'éternité. En effet, il se sentait toujours attiré par les champs de repos éternel, ceux du Père-Lachaise et de Montparnasse, par exemple, où était enterré Sartre sur la tombe de qui avait uriné, m'apprenait-il en riant, une personnalité française afin d'exhiber son audace iconoclaste. Grâce à un nez ultra-fin, Julio disait humer l'odeur des cadavres récemment ensevelis. «Évidemment, tu sens surtout les filles.» Je plaisantais afin de m'élever au-dessus de son apparente morbidité. Bravant des effluves cadavériques sexuellement identifiés, il se refusait dorénavant l'accès aux cimetières parisiens, passant outre et poursuivant sa route sur les boulevards. Mais il s'enfermait et peignait des démons." (extrait)

 

 

 

 

 

Quelques critiques

 

[...] Au-delà du propos, des récurrences thématiques, c’est l’écriture maîtrisée qui séduit et force l’adhésion. Claire Varin peut s’enorgueillir de l’assurance et de la justesse de sa plume, de la fraîcheur et de la force de ses métaphores. On se laissera volontiers charmer et dépayser par son imaginaire déroutant.

Stanley Péan, Le libraire, automne 2003

 

Ô lecteur dominical, me voilà dépouillé de tout devant toi, remontant ébloui des profondeurs du dernir ouvrage de Claire Varin, ébouriffant florilège de nouvelles où l’auteur pénètre des mondes réputés impénétrables pour nous abandonner, pantois et seuls et ivres d’inconnus au bord de l’Incommensurable, au sein des grandes énigmes du monde. [...]

Claire varin n’a pas froid aux yeux, et puis elle écrit superbement, sous l’empire de l’inventivité. La conjugaison de ses qualités fécondantes fait advenir une littrature à la fois ironique et déconcertante, qui creuse les états de conscience des hommes et leurs procédés de connaissance du monde. [...]

La meilleure nouvelle est à mon sens « Julio fête les morts » (…) texte plein de trouvailles et d’étrangetés (les âmes perdues y abondent et les morts y circulent à qui mieux mieux) cristallise tous les talents de Claire varin et concentre en lui la riche substance de ce florilège. Un texte auquel désormais je vouerai un culte.[...]

La profondeur de l’esprit transcende la matière pour parvenir à la magie.

Sylvain Trudel, écrivain, Le Soleil, 4 mai 2003.

 

L’écriture de la romancière, nimbée de poésie et de lyrisme, s’anime par ce va-et-vient entre la stabilité du corps et l’instabilité étincelante de l’esprit humain. Claire Varin charme encore et en corps.

Flore Saget, Voir, 26 juin/2 juillet 2003

 

« Si vous êtes comme moi amateur de nouvelles, vous allez adorer! »

Brigitte Simard, CKRS Chicoutimi, « Allô j’écoute », 27 mai 2003

 

Derrière son écriture ciselée et imaginative affleure un sens de l’ironie qui lui assure la sympathie du lecteur… qui traversera ce Carnaval des fêtes d’une traite.

            Raymond Bertin, Amazon.ca
 

 

 

 

 
clavarin@colba.net